Gác Manger : le goût de la cuisine familiale vietnamienne à Paris
"Gác" - un petit mot vietnamien qui porte plusieurs sens. Il peut désigner un espace dans la maison.Il peut signifier mettre quelque chose de côté, le garder pour plus tard.Et dans gác-măng-rê, il désigne ce meuble où l’on conservait autrefois les aliments — un mot vietnamien hérité du français garde-manger.
Trois sens, réunis autour d’une même idée : la maison, la nourriture et ce que l’on garde précieusement. C’est là que commence l’histoire de Hanoi 1988 Gác Manger.

Que signifie « Gác » en vietnamien ?
En vietnamien, le mot gác change de sens selon le contexte.
Gác lửng désigne un espace en hauteur, une mezzanine aménagée à l’intérieur d’une maison, pour y vivre, ranger ou simplement gagner de la place.
Et puis il y a le gác-măng-rê, adaptation vietnamienne du mot français garde-manger. Pendant longtemps, ce petit meuble a fait partie du quotidien de nombreuses cuisines vietnamiennes. On y gardait les aliments, les plats préparés et les choses simples qui rythmaient les repas de la maison.
Ces trois significations racontent finalement quelque chose de commun: garder, faire une place, puis retrouver ce que l’on avait mis de côté. Et peu de choses nous ramènent aussi naturellement à la maison que la cuisine.

Du gác-măng-rê à Gác Manger
Avant que le réfrigérateur ne s’installe dans le quotidien, le gác-măng-rê avait sa place dans de nombreux foyers vietnamiens. On pouvait y conserver un plat préparé pour la famille ou mettre de côté une portion pour celui qui rentrerait plus tard. C’était un objet ordinaire.
Et c’est justement ce qui nous intéresse. Car la cuisine vietnamienne ne se raconte pas uniquement à travers ses plats les plus célèbres ou les grandes occasions. Elle existe surtout dans ces petits gestes du quotidien: préparer le riz, déposer plusieurs plats au centre de la table, garder une portion pour quelqu’un, puis poser cette question si familière au Vietnam : « Ăn cơm chưa ? » — Tu as déjà mangé ? C’est de cette culture du repas quotidien qu’est né Ha Noi 1988 Gác Manger.
Cơm nhà : la cuisine de la maison
Au cœur de Gác Manger, il y a une autre expression vietnamienne : cơm nhà. Littéralement, cơm nhà signifie « le riz de la maison ». Mais pour un Vietnamien, ces deux mots évoquent bien davantage : le repas que l’on mange chez soi.
Le cơm nhà n’est pas un plat en particulier. C’est un repas composé autour du riz, accompagné selon les jours de légumes, de viande, de poisson, de tofu, d’herbes, de bouillon, de pickles ou de sauces.
Les recettes changent selon les familles, les régions et les saisons. Ce qui reste, c’est l’idée d’un repas simple, complet et généreux, préparé pour le quotidien. Un repas qui fait du bien et auquel on revient.

La cuisine vietnamienne au rythme de Paris
À Paris, le rythme est différent. Le déjeuner se glisse parfois entre deux rendez-vous. Le dîner arrive après une longue journée ou un trajet en métro. Et l’on n’a pas toujours le temps de préparer un véritable repas à la maison.
Mais manger rapidement ne devrait pas signifier renoncer au plaisir d’un bon repas.
C’est toute l’idée de Hanoi 1988 Gác Manger. Nous puisons dans l’esprit du cơm nhà pour l’adapter au quotidien parisien : du riz, des légumes, des protéines, des herbes et des saveurs vietnamiennes réunis dans des repas simples et généreux.
Pas pour reproduire exactement la cuisine d’une famille vietnamienne. Mais pour en retrouver l’essentiel : la sensation qu’un repas a été préparé avec attention pour quelqu’un.
La cuisine vietnamienne au-delà du phở et des nems
À Paris, la découverte de la cuisine vietnamienne commence souvent par le phở, le bánh mì, le bò bún, les nems ou les rouleaux de printemps. Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire.
Il y a aussi toute la cuisine que l’on mange au Vietnam sans occasion particulière. Un bol de riz. Des légumes.Un plat mijoté ou grillé.Quelques herbes fraîches.Quelque chose de mariné.Une sauce à partager.
Des plats différents qui trouvent leur équilibre autour d’une même table. Avec Ha Noi 1988 Gác Manger, Hanoi 1988 souhaite faire découvrir cette autre facette de la cuisine vietnamienne : non seulement ses plats emblématiques, mais aussi la culture du repas quotidien et du cơm nhà.
Un petit goût de chez soi, à Paris
Et l’histoire revient finalement à son point de départ.
Gác lửng — un espace dans la maison.
Gác lại — ce que l’on garde pour plus tard.
Gác-măng-rê — l’endroit où l’on conserve les aliments.
Trois sens autour d’une même idée.
Avec Hanoi 1988 Gác Manger, nous la faisons vivre à travers la cuisine : la simplicité et le réconfort d’un repas familial vietnamien, pensés pour le rythme du quotidien parisien. Un endroit où faire une pause.Un repas qui vous attend. Et, peut-être, un petit goût de chez soi.




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